ProYarn

Le fil ·

Le fil — 20 juillet 2026

Rédaction ProYarnLire ceci en anglais
in𝕏

Aucun tour qualifiant n'a été annoncé le lundi 20 juillet — la quietude habituelle du début de semaine, après un vendredi d'annonces qui avait lui-même produit plus que l'édition du samedi ne pouvait absorber. Le fil rattrape deux tours français du vendredi 17 juillet qui n'ont passé le cap de la double vérification qu'après la clôture de l'édition du 18. Ces deux dossiers ne forment pas une paire au sens du marché : secteurs différents, investisseurs différents, horizons différents. Ce qu'ils partagent, c'est une origine — tous deux sont des spinouts du CNRS à un stade de validation pré-commerciale, chacun dans un domaine où la France dispose de la recherche mais pas encore de la chaîne industrielle. C'est un constat, pas un fil rouge à forcer.

Womed (Montpellier, plus de 7 millions d'euros, stade non précisé, tour bouclé en juin 2026) est le dossier le plus important. La medtech, fondée en 2018 par la gynécologue Dr Stéphanie Huberlant, le chercheur CNRS Pr Xavier Garric et le président Gonzague Issenmann, combine 5 millions d'euros apportés par trois investisseurs — Irdi Capital Investissement, Cemag et Cantrak — et 2,1 millions d'euros levés via des campagnes de financement participatif sur Lita et Capital Cell, qui ont dépassé du double leur objectif initial cumulé. Son premier produit, Womed Leaf, est déjà en distribution commerciale : un dispositif polymère intra-utérin qui prévient les adhérences post-opératoires et s'évacue naturellement. Le tour finance deux programmes en développement — fibromes utérins (sans chirurgie ni hormones) et saignements utérins aigus — dont les premiers essais cliniques sont prévus dès 2027, ainsi qu'une expansion vers les États-Unis. Le dépassement de l'objectif participatif est un signal de demande ; la question plus difficile est de savoir si l'enthousiasme des patientes se traduira en adoption par les praticiens.

Remedy Metals (Illkirch-Graffenstaden, plus de 2 millions d'euros, stade non précisé) est une deeptech de la région strasbourgeoise fondée en 2024 par le physicien-électrochimiste Dr Peter Dunne, issue de travaux de l'IPCMS (CNRS / Université de Strasbourg) et du Trinity College de Dublin. Sa technologie : un procédé magnéto-électrochimique en milieu aqueux pour séparer et raffiner des éléments de terres rares — néodyme et dysprosium en particulier — à partir de concentrés miniers et d'aimants permanents recyclés, en visant des oxydes d'une pureté supérieure à 99,5 %. Deux investisseurs stratégiques non nommés ont participé aux côtés d'un cofinancement public non dilutif de Bpifrance et de la Région Grand Est. L'ensemble du tour est mobilisé pour un seul jalonnement : le TRL 6 — une démonstration en environnement industriel et minier réel. La dépendance européenne aux terres rares se situe à l'étape du raffinage, pas à l'étape minière ; si le procédé magnéto-électrochimique tient sur des intrants hétérogènes, Remedy Metals occupe un maillon de la chaîne d'approvisionnement que le règlement européen CRMA appelle explicitement à combler, sans pouvoir lui-même le fournir.

Womed (Montpellier, >7 M€, stade non précisé ; Irdi Capital Investissement, Cemag, Cantrak ; plus 2,1 M€ en financement participatif sur Lita et Capital Cell). Remedy Metals (Illkirch-Graffenstaden, >2 M€, stade non précisé ; deux investisseurs stratégiques non nommés, Bpifrance et Région Grand Est en non-dilutif).

2 tours reliés aujourd'hui
  1. WomedMedTech / Santé féminine
    7 M€
  2. Remedy MetalsDeepTech / Matériaux critiques
    2 M€

Chaque levée européenne, dans votre boîte avant 8h.

Les tours seed et Série A du jour en France et en Europe — reliés, sourcés, lus en deux minutes. Gratuit.

Double opt-in. Un seul email de confirmation. Désabonnement à tout moment.