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Relu lève 1,5 M€ auprès de l'alliance dentaire américaine qui a mené son amorçage pour accélérer sa conquête du marché US

Une startup belge dont la plateforme Relu Automate analyse la géométrie des empreintes numériques pour générer automatiquement des conceptions prothétiques dentaires, permettant aux laboratoires d'augmenter leur production sans recruter proportionnellement.

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La croissance d'un laboratoire était autrefois limitée par le nombre de techniciens que l'on pouvait recruter et former. L'IA supprime ce plafond : les techniciens qui utilisent Relu deviennent bien plus productifs, traitant plusieurs fois plus de cas qu'auparavant.
Holger WillemsPDG et co-fondateur, Relu

Relu (Louvain) a reçu 1,5 M€ (environ 1,75 M$) sous forme d'investissement stratégique de la part du Dental Innovation Alliance (DIA), un réseau américain de propriétaires de laboratoires dentaires et d'investisseurs sectoriels. Le DIA avait déjà mené le tour d'amorçage de Relu en 2023 ; il s'agit d'un suivi du même investisseur, structuré comme un investissement stratégique plutôt qu'un tour de table classique — l'annonce ne précise pas de stade de financement. La société a été fondée en 2019 par Holger Willems, Adriaan Van Gerven, Antoine Coppens et Thomas Beznik à Louvain, et développe une plateforme d'IA qui automatise l'étape de conception dans les laboratoires de prothèses dentaires.

Le goulot d'étranglement dans les labos de prothèse

Les laboratoires dentaires conçoivent et fabriquent des prothèses — couronnes, bridges, facettes, prothèses implanto-portées — que les cabinets commandent pour leurs patients. Le processus est en grande partie manuel : le technicien reçoit une empreinte numérique intra-orale, conçoit la géométrie de la prothèse sur logiciel de CAO en tenant compte de l'anatomie du patient et de l'articulé dentaire, puis transmet la conception finie au fraisage ou à l'impression 3D. Les techniciens dentaires qualifiés sont en pénurie structurelle en Europe comme aux États-Unis, l'étape de conception est la plus longue du processus, et la demande en dentisterie restauratrice augmente. Le secteur tourne à pleine capacité, avec des coûts unitaires qui rendent les soins dentaires inaccessibles pour une part significative de la population.

Relu Automate cible l'étape de conception : la plateforme ingère l'empreinte numérique, analyse le contexte géométrique grâce à des modèles d'IA entraînés sur des données de conception prothétique, et produit un projet que le technicien examine, ajuste si nécessaire, puis valide. Le technicien passe de concepteur à contrôleur — le gain de productivité tient au nombre de cas qu'un technicien peut traiter par jour, et non à sa suppression. Relu revendique une productivité « multipliée » par cas traité et par technicien ; le chiffre précis et sa méthodologie ne sont pas corroborés par une source indépendante.

Un pari américain depuis une base belge

Le capital est fléché vers le développement du marché américain. Les membres du DIA sont des propriétaires de laboratoires dentaires sur l'ensemble du territoire américain ; un investissement stratégique de l'alliance fait partiellement fonction de partenariat de distribution — les labos membres constituent le marché immédiatement adressable, et la relation préexistante efface le problème du démarrage à froid. La question de savoir si cet investissement se traduit en adoption mesurable ou reste principalement financier n'est pas tranchée.

« La croissance d'un laboratoire était autrefois limitée par le nombre de techniciens que l'on pouvait recruter et former », explique Willems. « L'IA supprime ce plafond : les techniciens qui utilisent Relu deviennent bien plus productifs, traitant plusieurs fois plus de cas qu'auparavant. »

Ce que les dix-huit prochains mois devront démontrer : si les gains de productivité revendiqués par Relu tiennent face à la complexité réelle des cas d'un laboratoire américain — la conception assistée par IA des couronnes simples est un terrain bien balisé, mais les prothèses implanto-portées sur arcade complète sont nettement plus difficiles à automatiser de manière fiable, et les labos américains traitent toute la gamme. L'absence de développement du marché européen dans le plan annoncé mérite d'être relevée : une entreprise belge qui choisit de mener son expansion vers les États-Unis plutôt que vers le marché où elle opère fait le pari d'un retour plus rapide grâce à la relation DIA — ce n'est pas la preuve que l'opportunité européenne est fermée.

Sources

  1. 01La startup belge d'IA dentaire Relu lève 1,51 M€ pour accélérer son expansion aux États-Unis — EU-Startups
  2. 02La Dental Innovation Alliance réinvestit dans Relu pour financer son expansion américaine — Yahoo Finance / PR Newswire
  3. 03Relu lève 1,75 M$ — finsmes.com

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